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2026, une mauvaise année pour le marché immobilier parisien ?
Lors des cinq premiers mois de l’année 2026, les ventes d’appartements à Paris ont chuté, selon les Notaires du Grand Paris, de 24 % par rapport à 2025.
Après une année 2025 positive, marquée par un fort rebond, la chute est brutale.
Ces données sont d’autant plus surprenantes que le prix moyen tient bon, autour de 9 530 €/m².
Alors, 2026 est-elle vraiment une mauvaise année pour l’immobilier parisien ?
- Des ventes en chute libre à Paris
- Pourquoi les acheteurs boudent la capitale ?
- Malgré tout, les prix ne baissent (presque) pas
- Acheter ou vendre à Paris en 2026, est-ce le bon ou le mauvais moment ?
- FAQ – Vos questions sur la situation du marché immobilier parisien en 2026
Des ventes en chute libre à Paris
Les chiffres des Notaires du Grand Paris sont sans appel. D’après leur récent rapport, le nombre de transactions immobilières à Paris a chuté de 13 % entre mai 2025 et mai 2026. La chute est plus prononcée encore, si on se concentre uniquement sur les cinq premiers mois de l’année 2026 (-24 %).
Le contraste avec 2025 est saisissant. À la même époque, l’an dernier, les volumes progressaient de 35 %. Les chiffres sont si mauvais que le premier semestre 2026 devrait être l’un des plus faibles de la décennie pour la capitale.
Attention toutefois, ces propos ne valent que pour intra-muros. Les ventes dans la grande couronne ont, elles, progressé de 2 % sur la même période. In fine, on observe que les acheteurs s’intéressent de plus en plus aux territoires plus accessibles, où le prix au m² est moins élevé, quitte à se rajouter du temps de transport pour aller travailler.

Pourquoi les acheteurs boudent la capitale ?
Mais pourquoi donc les acheteurs boudent-ils la capitale ?
Ces chiffres peuvent surprendre, notamment parce que le taux de crédit immobilier s’est détendu, s’établissant autour de 3,2 % sur 20 ans début 2026, après un pic à 4,5 % fin 2023.
Deux éléments pèsent toutefois lourd dans la balance.
Premièrement, la hausse des droits de mutation. Celle-ci est entrée en vigueur au printemps 2025. Elle a poussé de nombreux acquéreurs à avancer leur achat sur 2025, « consommant » par anticipation une partie des ventes de 2026.
Ensuite, les banques exigent toujours un apport personnel conséquent. Sur des appartements qui se vendent à parfois plusieurs centaines de milliers d’euros, il faut donc disposer d’un capital de départ particulièrement solide.
Passoires thermiques, le poids du DPE
L’autre sujet sensible est le DPE. On pourrait même dire que pour une partie des investisseurs, ce point est une vraie ligne de fracture.
Environ 60 % du parc parisien est classé E, F ou G. Autrement dit, les logements concernés nécessitent des travaux de rénovation qui peuvent être coûteux.
Cela est essentiel, et ce, pour plusieurs raisons :
- Les logements classés G ne peuvent plus être loués depuis le 1er janvier 2025.
- Les logements classés F ne pourront plus être loués à partir du 1er janvier 2028.
- Les logements classés E ne pourront plus être loués à partir du 1er janvier 2034.
- Un bien classé F ou G subit une décote de 10 à 20 % et fait fuir les acheteurs, qui redoutent l’ampleur de la remise aux normes.
Malgré tout, les prix ne baissent (presque) pas
Malgré cette situation, les prix ne chutent pas. En effet, selon les notaires parisiens, le prix moyen se maintient autour de 9 530 €/m².
L’offre limitée et la demande, bien que réduite, restent présentes. De fait, cette situation empêche tout effondrement des valeurs. Les experts parlent donc plutôt d’un marché grippé, mais pas d’un krach immobilier.
Deux segments s’en sortent un peu mieux
Il faut aussi noter que deux segments s’en sortent un peu mieux que les autres. Il s’agit des petites surfaces (studios, deux-pièces), portées par les investisseurs, et les biens de prestige au-delà du million d’euros. Ces biens attirent généralement des acheteurs internationaux qui n’ont pas recours au crédit.
Les biens qui souffrent le plus sont les appartements familiaux (type 2 ou 3 chambres) et qui, en plus, sont mal classés énergétiquement (E, F ou G sur le DPE).
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Acheter ou vendre à Paris en 2026, est-ce le bon ou le mauvais moment ?
Pour un acheteur solvable, 2026 représente une vraie belle opportunité.
La marge de négociation est revenue, les taux se sont stabilisés et les délais de vente s’allongent. Il faut compter environ 99 jours en moyenne au premier semestre, soit quatre de plus qu’un an plus tôt.
Pour un vendeur en revanche, il est préférable de se montrer prudent et stratège. Dans un marché où les acheteurs se font rares et sélectifs, un bien surévalué reste invendu des mois. L’objectif est en fait d’aligner ses attentes sur la réalité du marché (ce qui peut, parfois, pousser certains vendeurs à attendre).
Sources utilisées :
- Challenges – https://www.challenges.fr/immobilier/un-quart-de-transactions-en-moins-en-2026-pourquoi-il-faut-prendre-au-serieux-leffondrement-du-nombre-de-ventes-de-logements-a-paris_644848
- Boursorama – https://www.boursorama.com/immobilier/actualites/immobilier-pourquoi-les-acheteurs-continuent-ils-de-bouder-le-marche-parisien-34789e180dc98615d60f8d6dca9f414a
- la-couronne.org – https://la-couronne.org/immobilier/immobilier-paris-chute-ventes-24-2026/
- Home Select – https://homeselect.paris/marche-immobilier-paris/tendances/
- Revue Immo https://revue-immo.com/prix-immobiliers-paris-2026/
FAQ – Vos questions sur la situation du marché immobilier parisien en 2026
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